Est-il temps de repenser l’alcool lors des événements d’entreprise ?

La plupart des politiques d’entreprise en matière d’alcool se concentrent sur l’interdiction de la consommation d’alcool pendant les heures de travail afin de prévenir les préjudices tels que la violence, les blessures, les décès, les dommages matériels, les accusations criminelles et les amendes. En même temps, de nombreuses entreprises invitent et même encouragent la consommation d’alcool lors d’événements corporatifs ou de réunions impromptues (les fameux party de Noël qui approchent ou les 5 à 7).  Est-il temps de remettre en question l’utilisation de l’alcool en guise de récompense ou de lubrifiant pour favoriser l’esprit d’équipe ?

Il devrait être normal de quitter un événement d’entreprise sobre et de se réveiller le lendemain matin bien reposé.

Selon les nouvelles lignes directrices du rapport 2023 du Centre canadien sur les dépendances et l’usage des substances, le meilleur scénario pour la santé est simplement l’absence d’alcool. Même si, pour la plupart d’entre nous, la réponse à ce scénario sera « peu probable ! », il est tout de même intéressant de s’attarder aux plus récents résultats d’étude.

En y réfléchissant bien, peut-être qu’en tant que dirigeants et responsables dans le cadre corporatif de la santé du personnel, nous n’avons pas à gagner des concours de popularité en distribuant des tickets de boisson et des bons de taxi lorsque nous organisons des événements. Peut-être que nous devrions plutôt laisser la possibilité de boire ou de ne pas boire à la porte et devrions plutôt proposer des événements qui ne se prêtent pas à la culture de la boisson.

Des exemples déjà utilisés sont :

Boire est un choix personnel, mais il ne doit pas nécessairement être autorisé par l’employeur.

La santé et le bien-être des travailleurs sont une préoccupation et une responsabilité des entreprises car ils affectent directement de nombreux aspects de l’environnement de travail. Alors, est-il logique de continuer à inclure l’alcool dans les événements d’entreprise et de devoir surveiller (ou ignorer selon le cas) le point de bascule entre une consommation sûre et une dangereuse ? 

Des voix s’élèvent pour contester les nouvelles lignes directrices, comme cela devrait être le cas dans toute déclaration fondée sur la recherche scientifique qui consiste à remettre en question des hypothèses et des découvertes. C’est ainsi qu’évolue la science. 

Mais même si vous n’êtes pas d’accord avec les chiffres contenus dans les nouvelles directives, ces détails n’ont pas d’importance du point de vue de la santé et de la sécurité en entreprise. Ce qui compte, c’est que votre personnel soit en bonne santé et en sécurité sur vos lieux de travail, et que les travailleurs comprennent les impacts que leurs actions personnelles, comme boire lors d’événements d’entreprise et ailleurs, ont sur leur aptitude au travail.

Que l’on adhère ou pas aux nouvelles lignes directrices soulignent l’intérêt de réévaluer l’objectif et les dangers du lien entre l’alcool et les événements d’entreprise.

Cari Chernichen, partenaire de NeXafe, est impliquée dans l’élaboration de normes de sécurité au travail au Canada et à l’échelle internationale depuis plus de 30 ans.

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