Votre meilleure préparation peut parfois se buter contre les préjugés individuels

J’ai récemment retravaillé un plan de gestion des risques pour suivre les derniers protocoles d’audit SECOR et une fois terminé, j’ai réalisé que rien dans ma recherche ne traitait spécifiquement des préjugés individuels des travailleurs que nous formons à reconnaître, signaler et résoudre les dangers.

 

C’est un scénario simple qui se joue tranquillement au quotidien sur les chantiers, mais qui entraîne parfois des conséquences importantes. Chaque travailleur qui reçoit une formation sur l’identification et le contrôle des dangers arrive avec une expérience qui a un impact sur la façon dont il reçoit la formation et s’il adopte le comportement que vous espérez voir.

Vos résultats peuvent ainsi variés :

Cela crée un milieu de travail très déséquilibré avec certains secteurs qui sont bien couverts par la gestion des risques, et d’autres où les dangers sont sous-déclarés et insuffisamment contrôlés.

Les préjugés individuels peuvent provenir de nombreuses racines.

Normes

Les normes culturelles, communautaires ou familiales peuvent avoir incité les plus jeunes à hésiter à signaler leurs problèmes à leurs aînés.

Expérience

L'expérience professionnelle antérieure peut avoir découragé ou puni les individus qui dénonçaient les dangers, car cela ralentissait le travail.

Motivation

Une motivation faible ou mal orientée peut amener les travailleurs à se soucier moins de l’étape supplémentaire consistant à rechercher et à résoudre les dangers – quand le travail n’est simplement qu’un chèque de paie, pas un engagement.

Et cela n’aide pas que nous vivions à une époque où les préjugés l’emportent souvent sur la raison et le souci du bien commun : manifestations contre le vaccin contre le COVID-19, comportement irresponsable de la part des dirigeants mondiaux et d’autres personnalités publiques, perte de respect sur la scène politique, et j’en passe.

Si nous avons peu d’influence sur ces questions importantes, nous n’avons d’autre choix que d’influencer directement le comportement de nos travailleurs lorsqu’il s’agit de gestion des risques.

L’identification des dangers est le pilier fondamental de la sécurité au travail.

Les travailleurs de première ligne sont les mieux placés pour assurer la sécurité de leur lieu de travail. Mais comment changer le comportement de quelqu’un qui ne veut pas changer ? Le choix le plus sûr pour les travailleurs délinquants qui ignorent à plusieurs reprises les dangers est la réaffectation ou, dans les cas graves, le licenciement. Mais dans un marché du travail tendu face à la pénurie de main d’œuvre, on est parfois obligé d’opter pour des mesures alternatives comme un mentorat et une supervision très serrée plutôt que d’y aller avec une approche disciplinaire. Dans tous les cas, l’objectif demeure des lieux de travail plus sûrs.

 

Chaque lieu de travail et chaque travailleur est unique. Il faut du temps pour trouver la meilleure façon pour que les deux éléments s’harmonisent en toute sécurité. Un comportement non conforme constitue tout autant un danger pour la sécurité qu’une machinerie non protégée. C’est notre travail en tant que responsables de la sécurité et superviseurs de le reconnaître et de l’éliminer si possible ou de le contrôler.

Cari Chernichen, partenaire de NeXafe, est impliquée dans l’élaboration de normes de sécurité au travail au Canada et à l’échelle internationale depuis plus de 30 ans.

Nous sommes heureux de partager plus d’informations au sujet de la gestion des risques avec NeXafe.

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